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Vancouver (20 janvier 2003) - Les Drs Philippe Gros et Silvia Vidal, chercheurs du R�seau canadien de maladies g�n�tiques, ont identifi� un g�ne (Naip5) qui rend les souris r�sistantes � l'infection du bacille de la l�gionellose. Cette �tude a �t� publi�e dans le num�ro de janvier 2003 de Nature Genetics.
" Cette �tude indique que le g�ne Naip5 de la souris peut emp�cher l'infection de la l�gionellose chez des souris qui seraient autrement pr�dispos�es � la maladie. Cette nouvelle information nous aidera � d�terminer si les g�nes humains li�s � Naip entrent en jeu dans la pathogen�se de la l�gionellose chez les �tres humains ", a d�clar� le Dr Philippe Gros.
Caus�e par une infection due au bacille Legionella, la l�gionellose est une forme grave de pneumonie, souvent mortelle dans 10 � 15 % des cas. Le plus souvent, le bacille se transmet aux �tres humains par les a�rosols produits dans les climatiseurs, les douches et les robinets. La premi�re pouss�e de cette maladie s'est produite en 1976 lors d'une convention de l�gionnaires � Philadelphie, Pennsylvanie.
Le Dr Gros et ses collaborateurs ont emprunt� une technique appel�e " la compl�mentation fonctionnelle " pour identifier NAIP5. Ils ont ins�r� des pi�ces de chromosome 13 de souris dans des souris qui �taient susceptibles � l'infection de la Legionella. Quand une pi�ce de l'ADN contenant le g�ne NAIP5 �tait ins�r�e dans ces m�mes souris, elles devenaient r�sistantes � l'infection. " Cela d�montre que chez la souris, la r�plication de la L�gionnella est r�gul�e par un g�ne h�te et souligne le r�le de la composition g�n�tique de l'h�te dans le processus infectieux, " a d�clar� le Dr Silvia Vidal, co-auteure de l'�tude. " Au cours des derni�res ann�es, les g�nes h�tes qui assurent la protection contre les pathog�nes viraux (par exemple CMV) et bact�riens (par exemple le mycobact�rie) ont �t� identifi�s. Nous pensons que ce processus s'acc�l�rera en fonction du d�veloppement de meilleures technologies g�nomiques et de la disponibilit� des s�quences du g�nome humain et de la souris. "
Le g�ne Naip5 a �t� identifi� � l'origine lors d'un criblage pour le g�ne de la maladie d'Aran-Duchenne par le Dr Alex MacKenzie, chercheur du RCMG au Children's Hospital of Eastern Ontario � Ottawa et importante collaboratrice de premi�re heure dans ce travail. De fait, la collaboration qui a men� � cette d�couverte a commenc� par un �change d'id�es entre MacKenzie et Gros lors de la r�union annuelle scientifique du R�seau. " C'est passionnant. En particulier, les graines de cette d�couverte ont �t� trouv�es principalement par hasard, lors d'une r�union annuelle du RCMG. Il s'agit d'un important pas en avant vers la mise au point de traitements innovateurs de la l�gionellose. Cela montre �galement la force de la collaboration dans le programme de recherche du RCMG ", a d�clar� le Dr Michael Hayden, directeur scientifique du R�seau canadien de maladies g�n�tiques et directeur du Centre for Molecular Medicine and Therapeutics � Vancouver.
Philippe Gros est scientifique au Cancer Centre de l'Universit� McGill. Silvia Vidal est scientifique � l'universit� d'Ottawa. La recherche a �t� subventionn�e par le R�seau canadien de maladies g�n�tiques, les Instituts de recherche en sant� du Canada et Innovation Qu�bec.
Le R�seau canadien de maladies g�n�tiques est une soci�t� � but non lucratif ayant pour objectif de faire avancer la comp�titivit� scientifique et commerciale du Canada dans le domaine de la recherche g�n�tique et l'application des d�couvertes g�n�tiques visant � pr�venir, diagnostiquer et traiter les maladies humaines. Pour atteindre ses objectifs, le RCMG participe � trois activit�s essentielles : faciliter et financer les collaborations dans les recherches en g�n�tique humaine � travers le Canada; �duquer les nouveaux scientifiques pour qu'ils deviennent comp�tents en recherche dans les maladies g�n�tiques humaines; faciliter les partenariats entre l'industrie (biotechnologique, pharmaceutique et diagnostique) et les universit�s pour que les d�couvertes faites par les chercheurs se traduisent en th�rapies ou en tests diagnostiques.
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