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Montr�al (10 f�vrier 2003) - Une �quipe internationale de chercheurs sous la direction du Dr Erwin Schurr et du Dr Thomas Hudson, scientifiques attach�s � l'institut de recherche du Centre universitaire de sant� McGill, a identifi� un g�ne sur le chromosome humain 5 pr�disposant � la l�pre. L'�tude sera publi�e dans le num�ro de mars 2003 de Nature Genetics.
"Cette d�couverte nous permettra d�s � pr�sent d'�tudier le fonctionnement du g�ne et son influence sur le processus infectieux. Il s'agit d'un pas important qui vient d'�tre franchi dans l'�laboration de strat�gies innovatrices de pr�vention et de traitement de la l�pre", a d�clar� le Dr Schurr.
"La l�pre a afflig� l'humanit� pendant des si�cles et elle demeure encore pr�occupante dans un grand nombre de pays", a affirm� le Dr Marcel Behr, sp�cialiste des maladies infectieuses au CUSM et professeur adjoint de m�decine � l'Universit� McGill. "Ces recherches ouvrent la voie au d�veloppement de meilleures th�rapies et �ventuellement � un vaccin." Maladie chronique due � l'infection par le bacille Mycobacterium leprae, la l�pre affecte environ un million de personnes dans le monde. Elle est rare au Canada et aux �tats-Unis, mais l'organisation mondiale de la Sant� a identifi� 91 pays o� le taux de pr�valence de l'infection par la l�pre est �lev�. La l�pre se manifeste par des sympt�mes tels que des l�sions cutan�es pigment�es et des atteintes nerveuses permanentes qui entra�nent un engourdissement des pieds et des mains. Sans traitement, elle peut entra�ner de graves mutilations, notamment la perte de doigts, d'orteils, de pieds et de mains. Les bact�ries de la l�pre se transmettent par contact personnel direct ou par des gouttelettes respiratoires contamin�es.
Le Dr Shurr et ses coll�gues ont eu recours � la technique dite du "criblage g�nomique" pour effectuer la cartographie du g�ne. L'�quipe de recherche a analys� les �chantillons d'ADN pr�lev�s parmi une centaine de familles ayant une pr�disposition � la maladie, trouvant que les familles avaient en commun une variante du g�ne sur le chromosome 6. Les chercheurs ont alors analys� l'ADN de 200 autres familles atteintes de la l�pre pour confirmer leurs conclusions. "Au cours des derni�res ann�es, les progr�s de la technologie ont ouvert la possibilit� d'analyses g�n�tiques complexes telles que celles qui ont servi � cette recherche", a d�clar� le Dr Thomas Hudson. "Sans ce progr�s et la coop�ration des familles �tudi�es, cette recherche n'aurait pas �t� r�alisable."
Il s'agit de la deuxi�me �tude, publi�e en 2003 par des chercheurs de l'universit� McGill et du R�seau canadien de maladies g�n�tiques, qui met en valeur l'importance des g�nes h�tes dans les maladies infectieuses. Le Dr Philippe Gros a d�couvert qu'un g�ne (Naip-5) pouvait donner une r�sistance � l�gionellose aux souris. "Nous envisageons d'appliquer les m�mes strat�gies d'identification des g�nes � d'autres maladies infectieuses courantes telles que la tuberculose et le paludisme", a d�clar� le co-auteur de l'�tude, le Dr Alexandre Alca�s, chercheur � l'Institut national de Sant� et de la Recherche m�dicale (INSERM) � l'unit� 550 de la Facult� de m�decine Necker de Paris.
Le Dr Erwin Schurr est chercheur au Centre d'�tude de la r�sistance de l'h�te de l'Universit� McGill et au R�seau canadien de maladies g�n�tiques. Le Dr Thomas Hudson est directeur du Centre d'innovation de G�nome Qu�bec et chercheur au Centre universitaire de sant� McGill et au R�seau canadien de maladies g�n�tiques. La recherche a �t� financ�e par des subventions du R�seau canadien de maladies g�n�tiques, les Instituts de recherche en sant� du Canada et de G�nome Qu�bec.
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